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Digital Guide: L’air est lourd 

Curated by Cassandra Lesage Fongué. Produced in collaboration with BRAVOArt.

March 19, 2026 – June 28, 2026

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English text follows.

L’air est lourd, exposition collective organisée par Cassandra Lesage Fongué, aborde la tempête non pas comme un phénomène naturel lointain, mais comme un système immersif — lent, inévitable, déjà à l’œuvre. À l’ère de l’Anthropocène que nous vivons actuellement, L’air est lourd propose de considérer l’orage comme une métaphore puissante des transformations climatiques qui nous enveloppent. L’atmosphère est saturée : l’orage n’a pas encore éclaté, il ne pleut pas encore. Et pourtant, tout est tension, vibrant d’attente. Nous savons que le tonnerre gronde, nous l’avions prévu. Après tout, nous avons conçu non seulement les instruments de la prévision météorologique, mais aussi les mécanismes qui l’engendrent.

Puisque tout système porte en lui le germe de son propre accident, les bouleversements climatiques de notre époque sont une invention de l’Anthropocène, tout comme le naufrage en est une du navire. Nous sommes l’orage tout autant que nous l’habitons.

L’exposition invite à réfléchir à l’opacité croissante du monde, aux binarités embrouillées de ceux qui détruisent et de ceux qui sont détruits. Elle explore la manière dont l’art peut habiter cette incertitude, lui donner forme, l’incarner, et rendre perceptible la lourdeur de l’air.

L’exposition présente les œuvres de Lisa Hirmer, Laura Demers, Hala Alsalman et Katherine Takpannie. Ensemble, elles explorent la nature des nuages artificiels, l’atmosphère entre les mains de l’hubris humain, les lentes transformations et les infimes signes de changements atmosphériques. Les œuvres interrogent la façon dont la précarité météorologique s’exprime par l’émission et le déploiement de signaux d’alerte. Elles font également imaginer des mondes post-catastrophe où le mythe et la prévision se confondent, tissant des formes cycliques d’archéologie.

 

‘L’air est lourd’, a group exhibition organized by Cassandra Lesage Fongué, approaches the storm not as a distant natural phenomenon, but as an immersive system — slow, certain, already at work. In the age of the Anthropocene that we now inhabit, ‘L’air est lourd’ invites us to consider the storm as a potent metaphor for the climatic transformations that envelop us. The air is heavy: the storm has not yet broken; it is not yet raining. And yet, everything is charged, vibrating with anticipation. We know that the storm is underway, we had forecasted it. After all, we have created not only the tools of meteorological prediction, but also the mechanisms that engendered it.

As every system carries within it the seed of its own accident, climate change in our age is an invention of the Anthropocene, just as the shipwreck is that of the ship. We are the storm as much as we inhabit it.

The exhibition invites reflection on the growing opacity of the world, on the tangled binaries between those who destroy and those who are destroyed. It explores how art can dwell within this uncertainty, giving it form, embodying it, and making perceptible the heaviness of the air.

The exhibition features work by Lisa Hirmer, Laura Demers, Hala Alsalman, and Katherine Takpannie. Together, they explore the nature of artificial clouds, the atmosphere shaped by human hubris, the slow transformations, and the minute signs of atmospheric change. The works question how meteorological precarity manifests through the emission and unfolding of warning signals. They also evoke post-disaster worlds where myth and prediction blur, weaving cyclical forms of archaeology.

Curated by Cassandra Lesage Fongué. Produced in collaboration with BRAVOArt.

 

Image Caption:

Laura Demers, État d’épuisement certain, hygrothermographe, impression jet d’encre sur tissu, et vidéo à chaîne unique, 2019-2022. Image avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Laura Demers, A certain state of exhaustion, hygrothermograph, inkjet print on fabric, and single-channel video. 2019-2022. Image courtesy the artist.

Audio: À propos de l’exposition

Audio: About the Exhibition

Installation Images

« Nous ne sommes pas des habitants de la Terre; nous habitons l’atmosphère »
(We are not inhabitants of the Earth; we inhabit the atmosphere)

– Emanuele Coccia, La vie des plantes
A windsock-like form dances in the air across a series of three photographs. / Une forme semblable à une manche à air danse dans l’air à travers une série de trois photographies.

Lisa Hirmer, Weather Watcher / Veilleur du temps

2016-2019. Archival pigment print / Impression pigmentaire qualité archives. Courtesy of the artist.  

L’œuvre prend une forme semblable à une manche à air, délibérément altérée pour se tordre et danser dans le vent, et invite à une attention soutenue aux infimes variations météorologiques du quotidien. Conçue comme une performance en 2016 et photographiée en 2019, l’œuvre tente d’enregistrer les signes du changement climatique, tout en capturant une étrange suspension du temps au seuil d’une urgence climatique qui ne cesse de s’intensifier. Ici, la météo n’est pas présentée uniquement comme un ensemble de chiffres ou de données. Elle est plutôt une entité complexe et multi-échelle. Elle devient une expérience de la lumière, de la couleur, du vent et de l’eau, à la fois planétaire, locale, écologique et politique. 

The work takes the form of a windsock, deliberately changed to twist and dance in the wind, inviting close attention to small everyday changes in the weather. Created as a performance in 2016 and photographed in 2019, the result attempts to record signs of climate change while capturing a strange pause in time at the edge of a growing climate emergency. Here, weather is not shown only as numbers or data. Instead, it is a complex, multi-layered experience. It becomes a feeling of light, color, wind, and water, at the same time global, local, ecological, and political.  

Laura Demers, A certain state of exhaustion / État d’épuisement certain

2019-2022. Hygrothermograph, inkjet print on fabric, and single-channel video / hygrothermographe, impression jet d’encre sur tissu, et vidéo à chaîne unique. Courtesy of the artist

Dans cette œuvre, l’artiste regroupe un hygrothermographe qui enregistre l’humidité relative de la salle, une impression sur tissu et une vidéo en boucle présentant des images d’archives des expériences d’ensemencement des nuages de Vincent Schaefer. L’artiste explore la notion de « nuage anthropogénique », un terme autrefois employé par les météorologues pour décrire les formations nuageuses d’origine humaine produits par les avions, les tours de refroidissement, les centrales géothermiques, et l’activité industrielle. L’ensemble met en lumière le désir démesuré de l’homme de manipuler et de domestiquer le climat, et pointe aussi aux nombreux dangers de ces interventions technologiques, audelà de l’effondrement des écosystèmes.

In this work, the artist brings together a working hygrothermograph that records temperature and humidity, a fabric print, and a looping video presenting historical footage of Vincent Schaefer’s cloud seeding experiments. The artist looks at the idea of the “anthropogenic cloud,” a term used by meteorologists to describe human-made cloud formations, typically created by airplanes, cooling towers, and industry. The work shows humanity’s desire to control and tame the climate. It also points to the many risks of these technologies, beyond the damage to ecosystems

Audio Transcript: A certain state of exhaustion / État d’épuisement certain

Bonjour, ici Vincent Schaefer.

J’aimerais vous faire découvrir notre laboratoire et partager avec vous certaines de nos expériences qui ont permis de transformer des nuages en flocons de neige. Ce congélateur, capable de maintenir une température proche de zéro degré Fahrenheit, permet de produire, en y insufflant de l’air, des nuages de glace similaires à ceux observés dans l’atmosphère terrestre.

L’humidité de la respiration se change en une brume qui tombe rapidement jusqu’à atteindre zéro degré Fahrenheit.

Tout objet humide placé dans cette caisse produira ainsi un nuage. Nous pourrons ensuite le manipuler à l’intérieur de la boîte et tenter de le convertir en flocons de neige. Celui-ci est composé de gouttelettes ; il ne s’agit pas encore de cristaux de neige.

En frottant délicatement un petit morceau de glace sèche pour en faire tomber des particules minuscules, on peut observer la formation de longues traînées, tout comme celles produites par la condensation derrière un avion.

Plus le nuage est humide, plus les particules deviennent volumineuses.

Voici un gros plan de ces superbes cristaux étincelants, qui vous émerveilleront assurément. Ce ne sont pas des soucoupes volantes, mais de simples cristaux de neige qui scintillent sous cette lumière intense et se déposent au fond de la boîte. Leur taille est de l’ordre du 0,5000e de pouce. Ce sont principalement des plaquettes hexagonales, très semblables à celles-ci ; des cristaux formés en laboratoire que j’ai photographiés.

Voici une image du premier nuage que nous avons ensemencé en novembre dernier. À bord d’un petit avion Fairchild, nous avons placé environ trois kilos de glace carbonique dans le distributeur situé sous l’appareil. Nous avons introduit cette glace dans une masse nuageuse de six kilomètres d’épaisseur. En quelques minutes seulement, nous avons vu de longues traînées de neige tomber de sa base et s’évaporer dans l’air plus sec en dessous. Bien sûr, on peut, dans de nombreuses conditions, provoquer de véritables tempêtes de cette manière. Enfin, la nature nous permet d’agir un peu sur le temps !

Laura Demers, Season Creep / Dérèglement saisonnier

2024. Bronze. Courtesy of the artist

Cette œuvre présente un ensemble de douze bâtons météorologiques en bronze coulé, aux patines variées. Leur forme s’inspire d’outils rudimentaires de divination et de prévision météorologique, traditionnellement taillées à partir de branches de sapin baumier, dont les tiges s’orientent vers le haut ou vers le bas en fonction de la pression barométrique. Ici, elles sont figées en bronze, et ont été disposées dans le sous-bois le temps d’un été. Leur patine c’est transformé lentement au fil des saisons, enregistrant ainsi, à travers leur propre altération matérielle, les traces à long terme des transformations atmosphériques. 

This work is composed of a set of twelve bronze weather sticks with varying patinas. Their shape is inspired by simple tools for divination and weather prediction, traditionally carved from balsam fir branches and whose rods move up or down according to barometric pressure. Here, they are cast in bronze, and were placed in the forest for the duration of a summer. Their patina slowly changed over the seasons, recording, through their own material transformation, the long-term traces of atmospheric changes. 

Katherine Takpannie, Sednaᓴᓐᓇ : On Thin Ice / Sedna  ᓴᓐᓇ : Sur une fine couche de glace

2023. Archival pigment print / Impression pigmentaire qualité archives. Courtesy of the Artist and Olga Korper Gallery

En inuktut, le terme désignant le changement climatique — silaup asijjiqpallianinga, « Sila étant amené à changer » — évoque une transformation provoquée par l’intervention humaine plutôt que par les cycles naturels. Depuis des siècles, les Inuits entretiennent une relation étroite avec la glace (siku), la terre (nuna), le ciel (qilak) et la faune (uumajut), fondée sur le respect et la réciprocité envers toute forme de vie. À travers la figure de Sedna, l’artiste transmets des avertissements d’un monde en changement. Sedna nous avertit : « nous sommes sur une fine couche de glace »

In Inuktut, the term for climate change—silaup asijjiqpallianinga, “Sila being brought to change”—refers to a transformation caused by human activity rather than natural cycles. For centuries, the Inuit have maintained a close relationship with ice (siku), land (nuna), sky (qilak), and wildlife (uumajut), based on respect and reciprocity toward all forms of life. Through the figure of Sedna, the artist conveys warnings of a changing world.  As Sedna warns us, “we are on thin ice”. 

The figure of Sedna, Inuit goddess of the sea, lays down on the ice, looking to the horizon. / La figure de Sedna, déesse inuite de la mer, est allongée sur la glace, le regard tourné vers l’horizon.
A clay sculpture, composed of a ring and a rod placed one above the other, evokes symbols from ancient Mesopotamia / Une sculpture en argile, composé d’un anneau et d’une tige superposé, évoque des symboles de la Mésopotamie ancienne.

Hala Alsalman. Souviens-toi du futur : Artefacts Oniriques de Mésopotamie / Le Bâton et l’Anneau.

Hala Alsalman. Remember the Future: Oneiric Artifacts from Mesopotamia/ Rod and Ring

2024. Stoneware, glaze, iron chips / Grès, émail, copeaux de fer. Courtesy of the artist

Dans cette œuvre, l’artiste transpose des symboles de la Mésopotamie ancienne dans un artefact imaginaire d’une civilisation future. Le motif du Bâton et de l’Anneau, présenté ici sous forme d’objets en argile comme une forme « d’archéologie spéculative », montre comment le mythe se mêle à la prévision. Il met aussi en lumière les cycles du temps et la manière dont une sagesse perdue pourrait réapparaître dans de futures époques. 

In this work, the artist brings ancient Mesopotamian symbols into an imagined artifact of a future civilisation. The Rod and Ring motif, presented here as clay objects in a form of “speculative archaeology,” shows how myth mixes with prediction. It also highlights the cycles of time and how lost wisdom might reappear in future eras. 

Hala Alsalman. Souviens-toi du futur: Artefacts Oniriques de Mésopotamie / Le baton et l’Anneau 

Hala Alsalman. Remember the Future: Oneiric Artifacts from Mesopotamia / The Rod and The Ring.

2024. Single-channel video / Vidéo à chaîne unique. Courtesy of the artist

L’artiste s’inspire des mythologies circulaires et de récits mésopotamiens où le mythe du déluge universel évoque une civilisation préhistorique effacée par une inondation divine. Dans un monde postapocalyptique, comment se manifesterait une société obligée de tout recommencer ? 

The artist draws inspiration from Mesopotamian stories, where the myth of the universal flood evokes a prehistoric civilization wiped out by a divine flood. In a post apocalyptic world, how would a society forced to start over manifest? 

A frame of the short film “The Rod and The Ring” shows a boat framed by floating Mesopotamian artifacts travelling down a river.  / Un plan du court-métrage The Rod and The Ring montre un bateau encadré par des artefacts mésopotamiens flottants, voyageant le long d’une rivière.
A white bowl, a copper bowl, and two blue clay hands / Un bol blanc, un bol en cuivre, et deux mains bleus en argile

Hala Alsalman. Souviens-toi du futur: Artefacts Oniriques de Mésopotamie / Rituel

Hala Alsalman. Remember the Future: Oneiric Artifacts from Mesopotamia / Ritual

Slip clay, stoneware, copper, glaze, underglaze / Barbotine, grès, cuivre, émail, engobe. Courtesy of the artist 

À propos des artistes | About the Artists

Katherine Takpannie

Katherine Takpannie est une Inuite urbaine, dont la mère est originaire d’Apex Hill, au Nunavut. Née à Montréal, elle vit actuellement à Ottawa. Photographe autodidacte et lauréate du Prix nouvelle génération de photographes du Musée des Beaux-Arts du Canada, elle souhaite révéler à travers ses œuvres les complexités et les nuances de la vie urbaine des Inuits. Son langage visuel artistique s’étend du portrait, de paysages luxuriants, à l’activisme politique. À travers la photographie artistique, Katherine Takpannie cherche à sensibiliser le public à des questions importantes et à susciter des discussions essentielles grâce à son travail.

Katherine Takpannie is an urban Inuk whose mother is originally from Apex Hill, Nunavut. Born in Montreal, she is currently based in Ottawa. Katherine is a National Gallery of Canada “New Generation Photography” award winning, self-taught photographer who seeks to reveal the complexities and nuances of urban Inuit life. Her artistic visual language expands out from portraiture to include lush landscapes, and political activism. Through Fine Art Photography, Takpannie has aimed to help raise awareness to important issues and bring forth meaningful conversations through her work.

Katherine Takpannie website

Hala Alsalman

Hala Alsalman est une artiste et cinéaste interdisciplinaire avec un passé professionnel en journalisme. À travers la vidéo, le collage et la céramique, elle explore par son travail le pouvoir politique, la documentation historique et les relations de genre au Moyen-Orient. D’origine irakienne, elle s’inspire souvent de l’histoire et de l’esthétique de la Mésopotamie antique. Après une carrière internationale dans les médias, Alsalman a décidé de se consacrer davantage à sa pratique artistique en poursuivant une maîtrise en beaux-arts à l’Université OCAD. Son mémoire de maîtrise, « Souviens-toi du futur : artefacts oniriques de la Mésopotamie», vise à remettre en question nos conceptions dystopiques et « high-tech » du futur en faisant appel au langage des rêves et de l’argile. Hala a grandi à Montréal et réside actuellement à Toronto où elle développe un nouveau projet qui enquête la normalisation de la violence d’État.  

Hala Alsalman is an interdisclipinary artist and filmmaker with a background in journalism. Through video, collage and ceramics, her work explores political power, history-making and gender relations within the context of the Middle East. Of Iraqi ancestry, she oftens draws inspiration from ancient Mesopotamian scholarship and aesthetics. After an international career in media, Alsalman decided to dedicate more time to her artistic practice by pursuing an MFA at OCAD university. Her master’s thesis Remember the Future: Oneiric Artifacts from Mesoptamia was motivated by the desire to radically challenge our dystopian and high-tech notions of futurity, through the language of dreams and clay. She grew up in Montreal and currently resides in Toronto, where she is developing a new work that investigates the normalization of state violence. 

Hala Alsalman website

Lisa Hirmer

Lisa Hirmer est une artiste interdisciplinaire. Son travail explore la nature collective de l’être, en particulier, les relations humaines avec le plus qu’humain et avec les réalités planétaires du changement climatique. Son travail réalisé à partir de la photographie, de la sculpture, d’installation, de pratique sociale et parfois d’écriture, a été exposé, sur la scène canadienne et internationale, au Musée des beaux-arts de l’Ontario, à la galerie d’Art de l’Université de Guelph, à la galerie d’art de l’Université de Lethbridge, à la galerie d’art de Mississauga, à la galerie Tom Thomson, à la galerie Doris McCarthy, par Peninsula Arts, le CAFKA, le Queens Museum et Flux Factory, entre autres. Lisa a participé à des résidences d’artistes à l’Arts House Melbourne, au SFAI, à la Fondation Robert Rauschenberg, au Centre for Contemporary Art and the Natural World et à la Fondation Camargo. Elle a reçu des subventions du Conseil des arts de l’Ontario, du Conseil des arts du Canada, Musagetes, et de la Culture and Animal Foundation.

Lisa Hirmer is an interdisciplinary artist whose work explores the collective nature of being, particularly in human relationships with the more-than-human world and the planetary realities of climate change. Spanning photography, sculpture, installation, social practice, and sometimes writing, her work has been shown across Canada and internationally including at Art Gallery of Ontario, Art Gallery of Guelph, University of Lethbridge Art Gallery, Art Gallery of Mississauga, Tom Thomson Gallery, Doris McCarthy Gallery, Peninsula Arts, CAFKA, Queens Museum, and Flux Factory, among others. She has done artist residencies with Arts House Melbourne, the Santa Fe Art Institute, the Robert Rauschenberg Foundation, the Centre for Contemporary Art and the Natural World, and Camargo Foundation. She has received grants from Ontario Arts Council, Canada Council for the Arts, Musagetes and the Culture and Animal Foundation.

Lisa Hirmer website

Laura Demers

Laura Demers est une artiste visuelle œuvrant à Toronto. Ses œuvres ont été présentées à la galerie d’art Art Mûr, Idea Exchange, au centre d’artistes Trinity Square Video, au Centre Sagamie, au centre d’artistes L’Écart, à la Galerie d’art Louise-et-Reuben-Cohen, dans le cadre du Projet Underwing et dans d’autres espaces gérés par des artistes. En tant que commissaire, elle a réalisé des projets d’exposition à la Galerie du Nouvel-Ontario, à La Maison des artistes visuels francophones, et à la galerie The Power Plant, ainsi que des projets événementiels et/ou virtuels auprès d’organismes comme Art Spin Hamilton, This Town Is Small, la Triennale Orange 2022, et la galerie the plumb, dont elle est membre et cofondatrice.

Laura Demers is a visual artist working in Toronto. Her works have been presented at Art Mûr, Idea Exchange, Trinity Square Video, Centre Sagamie, L’Écart, the Louise-et-Reuben-Cohen Art Gallery, Project Underwing and other DIY spaces. As a curator, she has carried out exhibition projects at the Galerie du Nouvel-Ontario, La Maison des artistes visuels francophones, and The Power Plant, as well as event-based and/or virtual projects with organizations such as Art Spin Hamilton, this town is small, and the 2022 Orange Triennial. She is a member and co-founder of the plumb.

Laura Demers Website

À propos des commissaires | About the curator

Cassandra Lesage Fongué (curator)

Cassandra Lesage Fongué est une commissaire émergente. Photographe, cinéaste et designer, elle est aussi titulaire d’une maîtrise en architecture (M. Arch.) et d’un baccalauréat en études architecturales de l’Université de Waterloo. Sa recherche artistique remet en question les notions de représentation visuelle et de vision anthropocentrique en architecture, en art contemporain et en design, dans le cadre de projets d’exposition, de films, de photographies et d’écriture. Sa pratique explore la tension entre de divers modes de création auto/biographiques, tout en examinant le lieu, le paysage et le vivant non humain. Elle a conçu l’Air est lourd comme une exploration de la tempête en tant que système immersif — lent, certain et continu.

Cassandra Lesage Fongué is an emerging curator, photographer, filmmaker, and designer holding an M.Arch. and a bachelor’s degree in architectural studies from the University of Waterloo. Her artistic research strives to challenge notions of visual representation and human-centric vision in architecture, contemporary art, and design through exhibition, film, photography, and writing. Her practice explores the tension between auto/biographical modes of making while examining place, landscape, and non-human life. She conceived L’air est lourd as an exploration of the storm as an immersive system—slow, inevitable, and ongoing.

This project is presented in partnership with the Ontario Association of Visual Artists (BRAVO) and Art Windsor-Essex. / Ce projet est réalisé en partenariat avec le Bureau des regroupements des artistes visuels de l’Ontario (BRAVO), Art Windsor-Essex.

It is supported by the Ontario Arts Council. / Il est soutenu par le Conseil des Arts de l’Ontario.